
Présentation du chantier du corpus structurel de la Bible
Le corpus structurel de la Bible
n’est pas un livre imprimé.
Ce n’est pas un objet figé.
Ce n’est pas un monument.
C’est un corps vivant.
Un axe en mouvement.
Un chantier ontologique.
Rien n’y est clos.
Chaque texte publié reste ouvert.
Il respire.
Il s’ajuste.
Il s’aligne.
Je n’écris pas des articles.
Je déploie une structure.
Un texte n’est jamais terminé.
L’Axe est toujours affiné.
Chaque fois qu’une distinction s’éclaire,
la structure bouge :
Esprit / esprit,
Axe / homme,
conscience / esprit faux–esprit juste,
fonction réflexive / perception,
Éden / monde,
ontologie / phénoménologie.
La structure se décante.
Elle se resserre.
Elle se clarifie.
Quand la structure bouge,
mes textes doivent suivre.
C’est normal.
C’est nécessaire.
C’est la condition de leur vérité.
Sans ce mouvement,
les anciens passages deviennent obsolètes.
Les termes peuvent sembler se contredire.
Les axes peuvent sembler se mélanger.
La typologie peut se brouiller.
Réharmoniser n’est pas corriger.
C’est maintenir la cohérence de l’édifice.
Je construis une cosmologie.
Une architecture vivante.
On renforce les poutres.
On remplace les pièces.
On rectifie les angles.
On affine les lignes.
Chaque révision révèle.
Elle clarifie l’Axe.
Elle purifie la typologie.
Elle dissout un glissement.
Elle élimine une ambiguïté.
Elle renforce la cohérence interne.
J’approfondis la vision.
J’affine.
Je précise.
Je révèle.
Le corpus structurel de la Bible
n’est pas un dépôt.
C’est un organisme.
Et comme tout organisme,
il se réajuste
pour rester vivant.
Et parfois,
il faut revenir lire
quelques jours ou semaines plus tard.
Pour sentir l’évolution.
Pour voir comment la structure
a continué de bouger
pendant que le texte, lui aussi,
se réajustait.
C’est d’autant plus important
que mon travail est comparé :
je ne présente pas que la Bible,
je rapproche les structures
de la Bible et d’UCEM.
Deux architectures intérieures
qui se répondent,
se reflètent,
et se corrigent mutuellement.
Leur dialogue est vivant,
et chaque ajustement dans l’une
fait bouger l’autre.
Céleste R.