
À chaque avancée, la nature afflue
comme une eau tiède qui chante,
une onde souple qui cherche la peau vivante.
avec la douceur d’une lumière profonde.
Je vais à sa rencontre,
les jambes s’ouvrent à une tiédeur calme,
les hanches accueillent une vibration lente.
avec la tendresse d’une caresse humide qui s’installe.
Le corps poursuit son mouvement,
la brise s’accorde au souffle chaud.
Le cou gracieux s’offre à l’air,
les cheveux lumineux se laissent traverser,
Une voix frôle le visage.
Je chemine,
et l’arbre incline sa hauteur vers l’axe.
Le flanc s’ouvre à la clarté qui descend,
la peau tiède invite une ombre mouvante,
familière au silence fluide.
Un nouvel instant est franchi,
et l’eau s’approche.
Les bras alanguis s’entourent de lumière mouvante,
le corps se livre à une patience charnelle.
La progression ouvre une vibration,
la vibration appelle une douceur,
la douceur se glisse dans l’eau,
comme une mémoire liquide.
La poitrine accueille la sensation qui remonte,
un espace intérieur se déploie,
le cœur palpitant reçoit la tendresse d’une musique profonde.
Je me laisse porter plus loin,
et les pieds légers rencontrent la terre qui les accueille.
Elle garde leur trace,
révélant une tiédeur légère.
Je continue,
et la lumière se pose,
se dépose,
le temple reçoit la voix qui se répand
Ici, la peau vivante révèle la nature,
les gestes prolongent sa lumière,
le souffle s’accorde à son mouvement,
la présence s’ouvre en moi.
Et dans cette progression,
je me fonds dans son chant.
Céleste R.