
Préambule
Ils passent leur temps à fustiger les “climatosceptiques”.
Ça gesticule, ça moralise, ça pointe du doigt.
Mais les vrais freins, ce sont les climatocroyants non pratiquants qui gouvernent.
(Voir le réel — vidéo)
Le décalage
Ils “croient”.
Ils “alertent”.
Ils “s’inquiètent”.
Mais dès qu’il faut adapter les infrastructures,
il n’y a plus personne.
Les accusations en boucle dans les médias,
c’est une diversion.
Ça évite de parler de l’inaction
de ceux qui ont les leviers
et ne font rien depuis vingt ans.
La question
Où sont vraiment les climato‑sceptiques ?
Entre nier le climat
et faire semblant d’y croire pour ne rien changer,
la différence devient théorique.
On a des climatocroyants non pratiquants.
Le débat devient grotesque.
Le fond du problème
Le climat change peut‑être.
Mais l’inconséquence politique, elle, ne change jamais.
On accuse le réchauffement
pour masquer ce qui n’a pas été entretenu,
pas anticipé,
pas adapté.
Ce n’est pas une crise climatique.
C’est une crise de gestion.
Depuis cinquante ans.
Le réel
-
Ce n’est pas le climat qui a abandonné les réseaux d’eau,
c’est l’État qui laisse fuir 20 à 30 % dans des conduites jamais entretenues. -
Ce n’est pas le climat qui a supprimé haies et bocages,
c’est la politique agricole qui a rasé les protections naturelles. -
Ce n’est pas le climat qui a bétonné les villes,
c’est l’urbanisme qui a remplacé les arbres par des parkings. -
Ce n’est pas le climat qui a laissé pourrir les écoles,
c’est l’absence totale de rénovation depuis les années 60. -
Ce n’est pas le climat qui a rendu les hôpitaux vulnérables,
c’est le sous‑investissement chronique. -
Ce n’est pas le climat qui a transformé les logements en passoires,
c’est trente ans d’inaction. -
Ce n’est pas le climat qui a fragilisé le réseau électrique,
c’est l’absence de planification. -
Ce n’est pas le climat qui a laissé les transports publics tomber en ruine,
c’est le manque d’investissements. -
Ce n’est pas le climat qui a rendu les sols stériles,
c’est l’artificialisation massive. -
Ce n’est pas le climat qui a laissé les forêts devenir inflammables,
c’est l’abandon et la monoculture. -
Ce n’est pas le climat qui a rendu les villes vulnérables aux inondations,
c’est la construction en zones inondables. -
Ce n’est pas le climat qui a laissé la sécurité civile sans moyens,
c’est la réduction continue des budgets. -
Ce n’est pas le climat qui a rendu la justice lente,
c’est quarante ans de sous‑financement. -
Ce n’est pas le climat qui a exposé les systèmes numériques publics,
c’est l’obsolescence et l’absence de stratégie. -
Ce n’est pas le climat qui a provoqué la désindustrialisation,
c’est la perte de vision stratégique.
Conclusion
Le climat n’a pas saboté les infrastructures.
Ce sont les gestionnaires.
Et ça fait cinquante ans que ça dure.
Céleste R.